De passage... [RP Harle Orimir]

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Dim 6 Aoû - 20:13
Voilà un mois que nos deux aventuriers n'ont pas vécu d'aventure notable. Ils n'ont eut à faire qu'à quelques légers soucis, comme cette fois où des loups les ont attaqué par surprise une nuit, ou quand des brigands se sont dressés sur leur chemin. Car oui, désormais ce genre d'évènement est mineur pour le duo.

Les voilà arrivant dans un village agricole, un endroit rêvé pour faire une halte. C'est d'ailleurs ce que Puko, Hira et bien sûr Maoham font. La météo s'y prêtant, le petit groupe monte un campement à la lisière d'un champ, avec l'accord du propriétaire plutôt content d’accueillir deux voyageurs. Hira accepte même de faire monter la fille de ce dernier sur Maoham. Visiblement, les teuromelos sont rares dans cette région et l'homme comme sa fille semblent fascinés par la docile et joueuse créature.

Puko et Hira laisse Maoham sur place avec les affaires encore bien attachées sur son dos, au cas où quelques voleurs voudraient s'en emparer, Maoham n'aurait qu'à s'enfuir. Nos deux compagnons se rendent dans le centre du village, là où l'activité est plus intense. Il traverse un remarquable marché en se ravitaillant. En discutant avec un boulanger, ils apprennent qu'ils ne sont pas les seule de passage. En effet, un individu plutôt imposant est lui aussi à Rizolia. D'ordinaire, Puko et Hira n'auraient pas prêtés attention à ce genre de remarque, mais la description surprenante du marchand pique leurs curiosités: un grand furry, un loup avec des ailes transportant une besace et une faucille. Le genre de description qui laisse perplexe...

Puko et Hira décide alors de déposer leurs achats sur Maoham avant de revenir en ville pour commencer par chercher du côté de la taverne.

Après avoir commandé deux chopes à l'aubergiste, Puko le questionne:
"Puko: Avez-vous entendu parler d'un grand furry, un loup ailé trainant une besace et une faucille.
L'aubergiste: Et comment! On voit bien qu'il ne veut pas faire de vague, mais ce genre de carrure n'est pas fréquente dans le coin mon pti' gars. La tienne aussi d'ailleurs."
Hira dévisagé plonge sa tête dans sa chope comme pour se cacher des rares regards tournés vers elle. Puko reprend:
"Puko: Et alors? Vous savez où nous pourrions le trouver. Peut-être vient-il ici boire un verre le soir?
L'aubergiste: Aucune idée. Je l'ai pas encore vu pour tout vous dire. Mais une chose est sûr si vous tombez dessus vous ne risquez pas de le rater!
Puko: merci du renseignement.
L'aubergiste: De rien, ça fait toujours plaisir d'apporter son aide à des clients."
Puko commence à siroter sa chope.
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Lun 7 Aoû - 15:05
Rizolia, petit village sans histoire suspendu entre deux atmosphères. Quelques centaines d'âmes sont fières de s'y réunirent, bien que quelques ne désigne guère plus que le strict minimum pour un pluriel. Il y a là presque autant d'animaux que d'habitants. C'est un coin de campagne en marge de la vie bourdonnante des capitales ruches. Et pourtant, pourtant Harle laisse une carcasse derrière lui. Même ici, alors que les petites gens vivent d'amour, d'eau fraîche, et du plaisir au travail, les créatures de la surface causent parfois des troubles. Celle qu'il a abbatiat n'est pas excessivement dangereuse, à peine plus grosse qu'un chat, mais venimeuse.

Après lui avoir craché dessus, question de coutume, le grand loup laisse derrière lui paille dans laquelle il a dormit cette nuit. Quelques ballots prélevés dans un champ pour ne pas avoir à dormir directement sur la terre retournée et hérissée de tiges éparses.
Le matin porte un parfum de terre froide, les premiers rayons réchauffent les feuilles des bosquets séparant les champs, et, de loin en loin, se perçoivent les bruits de la vie animale dans le vent. Harle joue de ses sens, les éveillant tout à fait par l'habituelle inspection quasi pathologique qu'il réalise à chaque réveil. Satisfait de ne pas se sentir en danger, il s'éloigne, une longue houppelande sur le dos masquant son corps jusqu'aux chevilles. Il garde toutefois la capuche dans son dos. Ici personne ne cherchera à lui couper les oreilles pour s'en faire un collier, et il aime sentir la chaleur du soleil sur sa fourrure, le vent s'engouffrer dans sa crinière peignée à la main.

Sa besace contre le flanc manquait de poids. Il était temps de retourner au coeur de la commune afin de reprendre des vivres pour le prochain voyage.
Harle explora d'abord le marcher, récupérant des mets qui ne périmeraient pas facilement. Il remplit une longueur de papier huilé avec de la viande séché. Quelques sacoches parfumées d'herbe retrouvèrent un ventre rond. Et pour la première fois depuis longtemps, il s'accorda le plaisir simple d'un petit pot de miel. Bien qu'il n'ait pas de pain ni quoi que ce soit pour le tartiner il faisait là une folie qui lui passait un peu de baume sur le coeur. Les denrées élémentaires achetées, Harle se dirigea vers la seconde destination la plus importante pour une lame à louer en mal d'emploi : la taverne du village.

L'endroit ne payait pas de mine. Une devanture peinte en couleurs pastelles. Une porte simple, pas de doubles battants, l'endroit aurait put passer pour un hôtel modeste ou une maison de passe tombée en désuétude, mais le bruit des verres et les conversations filtrant à travers le panneau de bois ne trompaient pas.
Harle dût se pencher pour entrer, ses oreilles frôlèrent tout de même le cadre de la porte. Quelques tables au verni passé, des clients en nombre modeste. Ce serait toujours plus agréable que les gargotes bondées où les clients les plus addicts finissaient inévitablement par se briser quelque chose sur le crâne et provoquer des désagréments en cascade.
Satisfait, le grand loup vint s'asseoir au comptoir, calant sans grand confort son immense carcasse sur un tabouret trop bas. Il lâcha une pièce sur le comptoir en interpellant l'aubergiste.

-Je voudrais une liqueur, ce que vous avez de plus sucré, et une bouteille d'eau pure si vous en vendez.
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Lun 7 Aoû - 19:49
Une fois sa chope vide, Puko se rend compte que l'ivresse le guette. Son petit corps ne supporte en effet pas aussi bien l’alcool que celui des humanoïdes lambdas. Hira quand à elle, boit avec lenteur pour profiter de la couverture visuel du récipient le plus longtemps possible. Chaque regard qui se pose sur semble être reçu par la jeune femme comme une agression. Petites gorgées par petites gorgées, elle sirote sa bière. Cela lui donne un air presque bourgeoise:
"Puko: Maoham va commencer à se sentir seul.
Hira: Il doit être en train de dormir."
En discutant avec son ami, Puko remarque un individu étrangement grand, une ou deux places derrière elle. Il se hisse sur ses courtes pattes pour mieux voir. Plus aucun doutes n'est alors possible: l'étrange personnage est bel et bien celui qu'on lui a décrit plus tôt. Il le désigne d'un geste de la tête pour qu'Hira le remarque à son tour. Elle répond d'un "oui" de la tête comme pour confirmer les pensées du raton.

Le petit animal prend le temps de remettre ses vêtements en place avant de venir s'assoir prêt du grand loup. Se sentant à la fois proche de lui par sa position d'hybride, mais totalement différent pas sa carrure, Puko semble pour une fois mal à l'aise. Hira manque d'ailleurs de rire tant la scène est amusante. Voyez ce petit animal qui dépasse à peine le bar, debout sur un tabouret, s'installer à côté d'un titan qui doit baisser la tête pour passer l'encadrement d'une porte... Puko attend que le furry finisse sa liqueur pour lui commander la même chose, et s'en commander un aussi, curieux d'en connaître la saveur. Hira de son côté se désintéresse de la situation et préfère ouvrir son bestiaire pour en lire la première page qui vient.

Puko se présente alors à l'individu:
"Puko: Il est rare de croiser un tel oiseau, surtout dans un endroit si reculé. Je me nomme Puko Sharaksham. Et vous?"

Pendant ce temps, du côté de Maoham se trame quelque-chose. L'animal est harcelé par quelques ombres qui se tapissent ça et là autour de lui. Le fier tauromel se redresse et bombe le torse, comme pour intimider les potentiels agresseurs de sa hauteur.
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Mar 8 Aoû - 14:03
En attendant que le tenancier revienne de sa réserve, Harle lichait lentement le verre de liqueur qu'il lui avait laissé. L'alcool, bien que fort, restait parfumé et suffisamment sucré pour ne pas être une pure agression sur ses papilles. Son regard se perdait dans les bouteilles, bien arrangées sur le mur du fond, que la tête brune d'une jeunette laissée là par le patron venait masquer de temps à autres. Dans les reflets, Harle surveillait la salle, d'un oeil partiellement vigilant. Bien qu'il ne se sente pas en danger les habitudes ont la peau dure, surtout après avoir sauvé plusieurs fois la vie.
Il ne remarqua pourtant pas immédiatement la créature venue s'asseoir près de lui. Sa petite taille la gardait de son regard, cachée derrière le bar par rapport à la réflexion des bouteilles. Harle sursauta presque lorsque, son verre terminé, une voix inconnue lui en commanda un second, et un pour elle même. Méfiant, il laissa passer une main sous son manteau tout en laissant tomber un regard indifférent sur l'être l’interpellant.

Cela ressemblait à un raton, ou une espèce de loutre bizarre, le tout engoncé dans des vêtements qui n'avaient l'air ni jeunes ni taillés pour sa morphologie. Intrigué, Harle leva une arcade mais ne pipa mot quand à l'apparence de ce nouveau venu. Lui étant un loup humanoïde ailé possédait bien peu de crédibilité sur la bizarrerie d'autrui. Il remercia donc simplement le petit être d'un léger hochement du museau avant de répondre.

-Je m'appelle Harle, mais les gens aiment bien m'appeler Loup, ça semble moins compliqué à retenir.
Il fit descendre une gorgée tout en observant le manège du tenancier et de sa mignonne qui discutaient à propos de verres et de prix.
-N'essayez pas de m'appeler Animal ou Bête. Ça a tendance à m'agacer, vous pouvez comprendre, je pense.
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Mar 8 Aoû - 15:31
Pendant que sur une table bruyante, un groupe d'homme joue au carte, sur d'autres on regarde deux hybride assis côte à côte. Hira, plongée dans son bestiaire, lit avec intérêt un chapitre sur les morts-vivants et tous leurs dérivé. Elle y apprend beaucoup, comme par exemple le fait que la résurrection d'un corps est en réalité très rarement dû à un rituel nécrotique. Souvent, il s'agit de bien d'autres choses: un parasite, une malédiction, une magie, des plantes, une terre et même d'autres créatures. Soudain, une voie notable vient la tirer de sa lecture:
-Je m'appelle Harle, mais les gens aiment bien m'appeler Loup, ça semble moins compliqué à retenir.
-N'essayez pas de m'appeler Animal ou Bête. Ça a tendance à m'agacer, vous pouvez comprendre, je pense.

Cela fait ressurgir un souvenir qu'elle a de Puko. Un jour où un homme particulièrement acide traita Puko de rat. C'était bien la première fois que le raton était confronté à ce genre d'insultes. Ces paroles ont engendré chez le petit animal une colère qui se manifesta par la projection de tous les objets environnent sur l'homme. Hira revit un instant la scène dans sa tête, puis s'imagine la même situation avec Harle, se disant qu'avec lui les représailles pourraient être bien plus lourdes, et graves.

Puko esquisse un sourire amusé. Tout en regardant son verre il répond:
- Il est vrai que je comprend très bien votre mise en garde. Cependant, croyez bien qu'il est inutile de faire preuve de tant de méfiance envers mon ami et moi même. Nous n'avons pas pour habitude de dénigrer notre prochain.

De nouveaux souvenirs, pas si lointains, reviennent à Hira. Il s'agit de ces nombreuses fois où Puko traite ses adversaires de choses que la simplette ne parvient pas toujours à comprendre. Comme cette fois, quand il s'adressait à un garde en l’appelant:"Coprolithe" ou "faquin" ou encore "alvéopyge", tant de mots complexes pour insulter un seul et même être méprisable.

Hira revient à la réalité pour écouter son ami discuter:
- Nous arrivons du Hameaux Gris. Nous voyageons ça et là, à la recherche de tout et rien. Et nous voilà atterri dans un endroit si calme, parfait pour une halte. Et voilà que les curieux aventuriers en herbe que nous entendent parler d'un individu aux traits surprenants. Si aller vers les gens fait partie de mes habitudes, c'est la première fois que j'en viens à chercher quelqu'un. Mais cela valait le coup je doit l'admettre, rencontrer un autre hybride, c'est pour moi une rare occasion de partage.

Peut-être l'alcool commence à attaquer le raton et serait la cause d'un tel dénouement de langue, ou peut-être que la raison est plus profonde. Une raison que même Hira ne semble pas saisir...

Puko reprend:
-Maintenant que vous nous connaissez un peu mieux, Harle, peut-être pourriez-vous nous parler de vous? Comment avez-vous atterri ici?
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