Ce moment, le soir, entre... chien et chat ? [PV LAYANA]

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Sam 9 Déc - 15:09
Perdue dans l’immensité d’une forêt antique, au milieu des arbres qui toisent le voyageur comme un nuisible, au cœur d’un amas de fûts si larges qu’il semble possible d’y habiter en tout confort pour peu qu’ils soient creux, je me sens chez moi. C’est un sentiment que je n’ai jamais bien saisit mais il se rapproche du réconfort. Ici je connais tout ou peu s’en faut, les géants de bois sont comme de vieilles connaissances qui, sans attendre mon retour, patientait avec le sentiment envieux de me retrouver, tout comme ma joie à moi se languissait de retourner sous le couvert impénétrables des branches les plus chargées, de s’épanouir dans leur ombre.
Ici la terre est molle, pas à la manière des marais, de leur fange putride et de leurs plantes maladives qui se décomposent à peine elles ont poussé. C’est un tapis moelleux, tièdes sous la surface, qui exhale des odeurs apaisantes de feuilles mortes et de champignons. Ici la décomposition semble douce, presque noble, elle parfume l’atmosphère de vie, silencieuse mais omniprésente, une palpitation vigoureuse court dans l’humus, elle fait vibrer l’air. Ceux qui veulent l’entendre le peuvent, les autres restent sourds. Moi je l’entends, ce bruissement de fond, cette cacophonie ordonnée de craquements, de chuintements, de soupirs. C’est un bois qui semble peuplé de petits fantômes discutant entre eux, parfois je saisis un mot au vol, je comprends une tournure, et je souris, heureuse de retrouver mon élément, celui de la vie et des résurrections incessante, celui du cycle immuable.

Au fond d’une petite combe, cachée par les buissons profitant du drainage des eaux de pluie et des ruisseaux souterrain, je constitue mon foyer pour la soirée. Ma marche s’est initiée il y a plusieurs jours déjà, sans trop de but mais je dois avouer qu’elle ne possède pas non plus de départ. C’est une vieille aventure que j’entreprends encore, toujours, une habitude en fait.
Je récupère donc le bois tombé, préférant le plus sec qui ne me révélera pas trop par un excès de fumée. Quelques fanes pointant hors de terre entre deux buissons me permettent de déterrer des racines coriaces. Un gros champignon coriace, combattant pour s’accrocher à sa souche, me fournit un bol de fortune dans lequel je prends un peu d’eau à un ru proche. En une petite heure j’établis mon logis du soir, un cercle d’environ deux mètres. Les roches sont expédiées sur le côté ou utilisée pour former un cercle, j’en creuse un pour les y enfoncer avant de le surélever aussi un petit peu avec d’autres cailloux, histoire de ne pas brûler vive avec la moitié de la forêt.
Quelques minutes plus tard, sous le feu nourrit de mes ronchonnements, dansait celui plus agréable des flammes chaudes. J’y réchauffe alors mes mains en prenant soin de ne pas me roussir le poil, la dernière chose dont j’ai envie étant de sentir le renard grillé, puis m’occupe des racines avec un petit poignard à lame courbe. Avec le temps on apprend à se servir de ce que l’on a, personnellement je regrettais un peu les ustensiles de cuisine de mon ancienne vie paisible, mais le coup de main venant et la nécessité perdurant, j’ai apprit à éplucher une racine sans m’ouvrir la paume.
C’est un travail fastidieux, une vraie lutte, et la peau ne se retire pas sans chercher à m’en enlever un peu. Après deux coupures à des endroits particulièrement agaçants je me décide finalement à charcuter le tubercule en tranches moyennement épaisses, ainsi je n’ai plus à découper une rognure sur le pourtour sans risquer de m’envoyer un couteau entre les doigts. Affairée, j’en oublis les alentours, l’atmosphère des bois suffit à me rassurer, c’est un peu comme chez moi ici, un refuge, un lieu qui ne me menace pas moins que les autres, mais que je connais suffisamment pour ne pas le craindre autant. Mon esprit vagabondant à la recherche de la meilleure façon de cuisiner mon souper je me déconnecte donc et ne me concentre que sur des sujets badins et purement fonctionnels.

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Lun 11 Déc - 10:22
Depuis que la vie sauvage étais devenue ma vie, ce n'étais absolument pas simple de vivre... Les nuits étaient froides. Bon, en étant pyromancienne, ce n'étais absolument pas un problème mais quand même! Ensuite la nourriture, rare et jamais très ragoutante... Je me rappelle avoir dévoré un... Rat... lorsque je n'avais plus rien à manger et aucune forteresse à voler... Bon une fois cuite, et même cramée parce que j e n'étais même pas capable de faire un feu doux le temps de me faire à manger, ça ne ressemblais plus à rien et n'avais pas de gout mais quand même!

Bon en somme, j'étais grognonne parce que ma vie prenais une tournure louche. Toujours meilleure que celle que ma "déesse" m'avais réservée, mais l'adaptation prendrais un certains temps. Les premières choses que j'avais apprises était de ne pas bouger trop rapidement pour ne pas attirer l'œil des prédateurs, ni en faisant trop de bruit pour éviter d'attirer l'attention inutilement...Mon pelage changeant m'offrais un parfait camouflage entre ces arbres Mais pour cela il me faillais voyager nue ce qui était très désagréable... Mes habits étaient rangées dans un petit sac que je prenais avec moi, mais sentir toute cette nature entrer en contact avec ma fourrure et la salir était tout bonnement horripilant!

J'étais rentrée dans une forêt qui m'avait semblé m'appeler sans que j'en comprenne le sens. Simplement sur une intuition infondée, j'y étais entrée, ne sachant pas trop quoi chercher. J'y errais depuis maintenant une semaine et mes provisions arrivaient à leur fin. Je pestais intérieurement contre cette stupide forêt qui me faisait perdre mon temps et mes réserves sans que je ne parviennes à en sortir... Lorsque soudain Je vit au loin une mince fumée grisâtre. Je me figeais sur place réalisant qu'elle n'étais qu'à une dizaine de pas... toutefois, l'odeur alléchante et la chaleur rassurante du feu me poussèrent à aller explorer ces sombres arbres pour y découvrir la source du feu de camp. Je m'approchais avec le plus de précautions possibles, marchant sur la plante de mes pattes. Je finis par entrapercevoir une lueur, celle du feu crépitant.

J'y découvres en m'approchant un petit campement qui semble être un bivouac de fortune pour la nuit. Je me fait la plus discrète possible, me cachant dans les buissons qui entourent le camp. J'essaye de voir et de devine combien de personnes sont là, mais seul une furry au pelage bleu profond dans une armure semble là, occupée à tailler quelque chose avec une lame effilée. Je reste sans bouger pour analyser la situation... rien ne bouge d'autre qu'elle. D'ailleurs, elle ne semble pas très adroite... Je la voit s'énerver au fil des coupures et j'estime l'avancement de sa besogne en est à peine à sa moitié, alors je me décidais à aller fouiner du côté de son campement, voir si je pouvais y trouver à manger. Je commençais à bouger sans trop d'espoir, une furry qui mange des racines ne dois pas avoir beaucoup de ressources... Je me meut avec lenteur mais discrétion. J'approche doucement de ce que j'ai identifié être un sac de voyage où se concentrerons mes recherches. Mais elle le portais sur elle... L'entreprise étais sacrément risquée... Je me doute qu'une guerrière m'éviscérerais si elle trouvais une voleuse alors je ne comptais pas rester m'éterniser dans mon tombeau prochain...

Je m'aplatis au sol, rampant vers mon objectif, couverte par mon camouflage. C'étais plutôt désagréable, ma poitrine plaquée sur le sol mou et en décomposition, c'était extrêmement incommodant... En me disant que c'étais pour la bonne cause, je continuais à ramper en m'en rapprochant. Arrivée juste devant, je me relevais sur les mains, faisant mon dernier "pas" en avançant la main. Et là, ma légendaire étourderie me fit prendre la patte dans une racine, me faisant m'affaler la tête dans le sac et sur son dos, trèèès probablement repérée.

Tout se passa très vite alors je commençais à voir défiler ma vie. Très courte, une lance fichée dans le flanc, une longue agonie douloureuse, plus de pommes... plus jamais... Je sentais déjà les larmes me monter aux yeux alors dans un accès de folie suicidaire, mes mains s'enflammèrent et je les agitais dans tous les sens ne sachant pas d'où viendrais la menace. Des gerbes de feu partais dans tous les sens de mes mains alors que j'essayais de me relever et de m'enfuir.
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Lun 11 Déc - 13:00
Tout en me débattant avec un bout de racine bien décidé à ne pas accepter le sécession je peste. Est-il seulement possible de manger tranquille dans une forêt de la surface, ne serait-ce qu'une fois par mois ? Il faut croire que Yula aime les terres dures. Je peux comprendre en un sens, elle empêche l'installation aisée, mais pour les siens elle devrait avoir un je ne sais quoi de bienveillant. Je soupire, songeant à de petits bosquets d'arbres fruitiers, buissonnant çà et là et fruits rouges, mûres, myrtilles, groseille, framboise... Un regard sur ma racine réduit la vision à ce qu'elle est finalement, un simple fantasme passager. Je survis très bien depuis des années en me contentant de racines, feuilles, légumes sauvages et viande chassée de temps à autres. Je m'applique donc de nouveau à trancher le tubercule récalcitrant, le poignet dur et la poigne assurée sur le manche du couteau, qui manque pourtant de s'enfoncer dans ma cuisse lorsqu'un choc violent dans le dos m'envoie presque à terre.

Il n'en faut pas plus, mon instincts se bande comme une corde d'arc et je roule par terre, peu gracieuse et sans agilité convaincante, pour faire face à la créature surgit derrière moi. Des langues de feu ne tardent pas à parsemer l'éther alentour, l'une d'elle me lèche même la truffe. Ébahie je regarde la forme anthropomorphe s'agitant dans une panique de feu. Des langues rouges grignotent déjà quelques fougères, l'humus de la forêt fume à cause de jeunes braises se consumant à même le sol. Si je ne fais rien je sais déjà que je vais terminer grillée, alors je pare au plus pressé, et je m'éloigne à croupetons en arrière, sans quitter l'intrus du regard, et me relève quelques mètres plus loin. Là, j'attends l'occasion, une ouverture visible quelque part au milieu des mouvements apparemment hasardeux de mon agresseur, et lorsque je la trouve je brandis mon bâton pour lui en flanquer un bon coup en travers de la trogne !

Une furry assommée plus tard je souffle en m'épuisant, ma faible emprise sur l'eau tout entière tournée vers la maîtrise du ruisseau le plus proche afin d'étouffer l'incendie avant qu'il ne prenne de l'ampleur. Des taches noires parsèment la combe, si verdoyante à mon arrivée, elle ressemble maintenant à un animal battu avec ses bleus et ses croûtes. Je caresse quelques feuilles ayant réchappé du pire du feu et les revigore comme je peux, mais j'ai moi même besoin de reprendre des forces.
Je commence par ligoter la demoiselle m'ayant surprise. C'est elle la plus dangereuse ici de ce que je sais, moi je ne fais pas brûler la moitié d'un bosquet en battant des bras. Elle a encore les yeux fermés, et une belle bosse derrière l'oreille droite après la calotte que je lui ai assénée. Je souris, assez satisfaite de mon efficacité, c'est brouillon mais ça fonctionne.
Ma prisonnière laissée allongée dans un coin je récupère mes affaires éparpillées : bouts de bois pour mon feu, le couteau dans les feuilles mortes, mes racines dont je dois épousseter les tranches encrassées de terre, et puis quelques pierres protectrices de mon foyer qui ont roulé en désordre.

C'est seulement maintenant que je suis certaine que rien ne me manque que je m'autorise à souffler. Je m'affale sans grâce avec un grognement fatigué et balance une poignée de terre à la figure de mon assaillante. Je remarque d'ailleurs qu'elle est nue, à l'exception d'un petit sac à dos, jusque dans ses parties les plus intimes. C'est original, en forêt en tout cas, la nudité n'est clairement plus chose à me choquer dans cette partie du monde, pas même à me surprendre, j'en ai vu plus que mon content, mais je ne m'attends pas non plus à ce que les voyageurs se promènent dans les forêts vénéneuses en faisant voir du pays à leurs parties. Avec un haussement d'épaules purement mental je me désintéresse de cette incongruité.

-Hé ! Tu te réveilles ? Me force pas à aller chercher de l'eau pour te la balancer dans la face, je suis assise et je compte bien le rester, prochain coup ce sera un cailloux.

Pour illustrer ma menace je tâtonne à la recherche d'une pierre qui puisse faire un projectile convenable.

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Lun 11 Déc - 13:42
Les gerbes de feu que j'éjecte au hasard autour de moi font tant de bruit qu'il m'est impossible d'entendre les mouvements de mon ennemie, alors je continue en essayant de reculer, et de trouver une autre solution. Si je continue ainsi, je vais totalement mourir... En commençant à reprendre mes esprits, je me dit qu'il me faut avant tout l'empêcher de m'atteindre. Se positionner en garde, enfin, ce que j'estimais être une garde. Je me concentrais pour faire une sphère de feu, coupant pendant un très court temps mes gerbes de flammes. Les mains près du cœur, on les fait tour!... Une violente douleur au crâne me fit me sentir vertigineuse et très... mal... Je sentis le sol sous mes pieds s'effondrer alors qu'il me heurtais violement le visage.

Puis plus rien... Le vide.

Ce fut une réaction naturelle de mon museau qui me réveilla. Je m'ébrouais en sentant plein de monceaux de trucs frais se parsemer sur mon visage. Ce simple mouvement me fit atrocement souffrir, comme si une pioche essayer de rentrer dans mon crâne par mon oreille droite. Je l'agitais pour chasser la douleur, mais bien mal m'en pris car cela n'alimenta que la douleur. Clignant des yeux perdue, Je commençais à faire face à mes souvenirs. Et il me rappelais que je n'étais pas dégourdie et carrément stupide. Avec une tendance suicidaire...

Une voix au loin m'interpella et je me relevais la tête. Mon sang ne fit qu'un tour, je réalisait soudain que des liens m'entravaient, et je n'avais plus qu'une chance de m'en sortir. Je soufflais sur les liens, crachant un mince filet de flamme qui défit les liens. J'était totalement affolée et je fit la seule chose qui me permettrais de m'enfuir. Mon pelage pris la couleur de l'environnement. Il n'avais pas pu "s'actualiser" lorsque j'étais inconsciente alors je le fit espérant me dissimuler suffisamment.

La guerrière ne semblais absolument pas amicale alors je décidais de m'échapper au plus vite. Donc je m'immobilisait parfaitement. Si je disparaissais de sous ses yeux, elle penserais peut-être que je m'étais enfuie et irai à ma poursuite, je n'aurais plus qu'à m'enfuir par l'autre côté! Malgré toutes mes démonstrations tout à l'heure, le sol était trempé et glacé. A chaque instant son contact avec mon pelage me donnais envie de m'en sortir ou de m'ébrouer, faisant capoter immédiatement mon plan! Je me faisait violence pour ne pas bouger du tout et mon envie de vomir déjà présente ne fit que s'accentuer. La peur au creux du ventre me tordais les boyaux...

Je n'avais aucune idée de ce qu'elle allais faire de moi... Si elle m'avais capturée, elle comptais peut être m'utiliser comme chair à canon, ou bien me manger?... elle allais probablement me vendre dans une forteresse pour servir de distraction... Cela signifiait donc se faire de nouveau violer par des mâles qui n'auraient de cesse que de me passer dessus, des jours durant... Cette simple pensée me révulsait au plus haut point, et des larmes incontrôlables s'écoulaient de mes joues. En plus je lui avait montré mes pouvoir, on ferais donc d'abord subir à mon corps des traitements préliminaires pour inhiber mes talents...
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Sam 16 Déc - 14:13
Les cordes et liens en tous genres ne comptent pas parmi mes priorités lorsque je voyage, je les fabrique souvent moi même, un peu comme d'autres taillent des bouts de bois ou forment des personnages dans la glaise. Partie en fumée la mienne ne me désespéra même pas, elle était aussi médiocre que ce à quoi je pouvais m'attendre, pas vraiment prévue pour retenir une furie se démenant, et encore moi pour résister au flammes. Je gardais en mon fort intérieur le soupir las menaçant de passer mes crocs, en plus de tomber sur une folle cracheuse de feu il fallait qu'elle disparaisse sous mes yeux. Le pire dans cette histoire restait tout de même la façon dont elle échappait à ma vue, je ne suis pas une encyclopédie de la magie mais je connais la différence entre la téléportation et le camouflage, ici j'observais un cas flagrant de camouflage. Le long de mon échine coure une léger picotement lorsque j'évoque pour moi même l'idée de me faire assommer à mon tour sans rien voir venir, et, en ce qui me concerne, de ne peut être pas me réveiller. Une perspective manquant d'attrait.

Face à une potentielle ennemie dont je ne sais rien des capacités je décide de bluffer. Après tout je pense bien qu'elle est aussi ignorante que moi, et comme je le dis souvent : paraître puissant est moitié aussi important que de l'être. J'affiche donc tout le calme que je ne possède pas, et toute l'assurance que mes pouvoirs ne m'autorisent pas. Assise à même le sol, une main sur mon bâton qui repose contre mon épaule, et l'autre jouant distraitement avec une pièce de mon armure, je sonde les alentours d'un regard presque indifférent. Rien ne bouge, je ne perçois aucune forme en mouvement qui tenterait de se dissimuler, aucune couleur déplacée, rien que de la terre, des feuilles, et du bois, tous immobiles. D'un vague mouvement de la main je créer un remous dans l'air, totalement incolore, c'est cela ma magie la plus développée, l'antique magie des arcanes, pure, semblable aux flammes qui déforment l'air. Une ellipse informe constituée de ces courants changeant et ondoyants enveloppe ma main. Je la sonde pensivement du regard, le promener ailleurs ne me sera de toute façon d'aucune aide, comme à la recherche d'une idée particulièrement brillante, le front marqué du pli soucieux de celle qu'un choix difficile assaille.

-«Je ne sais pas qui tu es, ni exactement ce que tu peux faire. Mais tu étais mieux attachée et sage, moins dangereuse. Moi je tiens à ma vie tu vois, et je la trouve plus en sécurité quand je vois l'objet de mes craintes, alors je te laisse dix secondes et un choix. Soit tu réapparais, sans me menacer, et tu t'assois avec moi pour que nous nous expliquions, soit je ne vais pas me contenter de faire joujou avec ce que j'ai autour de ma main, et il ne restera plus suffisamment de ton corps pour menacer même un vers de terre. Je suis désolée mais je ne ferais pas dans la finesse, c'est toi qui voit.»

Évidemment je ne possède pas un tel pouvoir, mais qu'en sait-elle. Je ne suis pas particulièrement connue, ni dans les bandes qui arpentent les terres de la surface parmi le peuple de Yula, ni comme criminelle chez les Raïjites. Je ne suis qu'une banale furry perdue entre deux villages mourants, comme il doit en exister des centaines. Alors je mise sur le manque d'informations de la menace pesant sur moi, en espérant que son instinct survie et sa crédulité l'encouragent à se montrer docile plutôt qu'à me faire courir jusqu'à m'en faire éclater le coeur pour mettre le plus de distance entre nous lorsque le rebours sera arrivé à son terme. C'est tout juste si je ne croise pas les doigts.

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Dim 17 Déc - 0:13
Je respirais le moins possible, sentant alors mes veines palpiter contre mon crâne encore douloureux. Le tour de passe passe devrais fonctionner assez vite sur son impulsivité! Plus elle restais là sans rien faire, moins j'avais de chances de succès pour mon entreprise et finir en brochette à la place des racines qu'elle écorchaient ne me plaisait guère...

Elle a l'air d'attendre simplement, ne reprenant pas ses activités alors un doute me ronge... Et si elle avait finis par comprendre? Si mon pelage n'étais pas aussi performant qu'escompté? Ou bien elle pouvais peut être encore sentir mon odeur? J'avais passé pas mal de temps nue dans les forêts alors j'aurais dû acquérir leurs odeurs, si elle ne me voyais pas, ni ne me sentais, pour quelle diable raison restait-elle impassiblement ici? L'attente angoissante était une lente agonie de souffrance. J'en arrivais même à vouloir me jeter sur elle d'un coup pour en finir avec ma vie puisqu'elle semblais très nettement raccourcie à chaque minute qui s'écoulais!

Je détestais être mise sous tension... mon poil devenais poisseux et c'était une sensation parfaitement éreintante! Les yeux rivés sur le moindre de ses mouvements et tous les muscles tendus, prête à bondir au moindre signe d'agression, j'attendais... Quelque chose... Evidement, je ne put pas louper son tour de magie... Je sentis simplement une perturbation autour de sa main, comme le signe que quelque chose étais altéré... L'atmosphère tendue me transmettais des sentiments d'angoisse et de peur mais en réalité j'étais pétrifiée de terreur face à son regard sévère.

J'aurais cru être une enfant que sa mère gronde d'avoir essayé de jouer aux grands et ma gorge se serrais de plus en plus.

Lorsqu'elle pris la parole toutefois, je ne discernais pas cette trace de tueuse de sang froid que je m'attendais à y trouver. En fait, le ton de sa voix me faisait penser à tout autre chose...

En l'entendant s'adresser visiblement à moi, mon cœur s'arrêta de battre un instant en croyant que j'étais finie. Mais son dialogue me fit prendre conscience de la situation. Elle ne me voyais pas et j'étais une menace pour elle! Bon ça en même temps je veut bien le comprendre, une vraie pyromancienne aurais déjà probablement ravagé la moitié de la forêt juste pour se faire un feu de camp alors je devais inspirer la crainte... Mais je n'étais pas prête d'avoir un tel talent alors forcément je n'allas pas être de taille si elle était prête à se mesurer à une vraie pyromancienne!

Le choix me paraissais très peu bénéfique pour moi... Si j'apparaissais rien ne l'empêchais de me réduire en monceaux. Et si je n'apparaissait pas bennnn.... Ensuite la troisième option n'avait pas de clause de résolution, il suffisait donc qu'elle me juge effrayante pour m'atomiser ce qui ne me semblais pas trop un risque à prendre... Pour sûre, je n'allais pas lâcher mon camouflage qui me permettais de rester en vie...

En plus, elle a l'air d'être vétéranne des forêts et donc pas une tendre ni une bleue... Mon cerveau fumais tant il fonctionnais pour me trouver une échapatoire en 10 secondes... Fuir en courant? Non, mon camouflage ne serait plus assez optimal! 9... Lui sauter dessus? 8... Et mourir direct par cette main terrifiante! 7... Très ingénieuse ma grande, t'as pas une meilleure idée? 6... Genre t'immoler dans les flammes! 5... Ah ben non, tu est ignifugée t'as oubliée gourdasse? 4... AAAAhhhhhh!!!! 3... Un éclair de génie allleeez!!!!! 2... Lui dire "coucou tu veut bien ne pas me désintégrer stp? 1... Et lui offrir un thé aux écorces aussi non? 0... Une idée viiiite!!! -1... Ahh Heuuu... -2...

Un jappement angoissé sorti de ma gueule immédiatement ne pouvant plus perdre de temps.

"Si... Si ça ne te déranges pas, on peut aussi parler comme ça non? C'est bien là, je suis plutôt devant toi, au son de ma voix tu m'entend donc je peut pas t'approcher furtivement, et toi tu ne me voit pas, tu ne peut pas m'atomiser..." Et tu peut localiser ma voix aussi. J'avais envie de me maudire intérieurement en réalisant qu'elle devait maintenant connaître ma position, j'étais vraiment naive et étourdie c'étais pas possible!

Mais voilà c'était fait, il ne me restais plus qu'à attendre de savoir si j'allais finir ma vie ici ou tailler le bout de gras avec une psychopathe au sang froid!
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